| Kabylie - 5 juillet 1962 : Le rêve devenu cauchemar |
|
|
|
| Lundi, 05 Juillet 2010 22:21 | |||
|
ANAVAḌ UΣḌIL AQVAYLI
GOUVERNEMENT PROVISOIRE KABYLE PROVISIONAL GOVERNMENT OF KABYLIA Kabylie - 5 juillet 1962 : Le rêve devenu cauchemarLe 5 juillet évoque pour la Kabylie deux événements historiques d’un même drame : La perte de sa souveraineté. Par l’invasion coloniale en 1830 qu’elle avait contenue pendant plus de quarante ans, et l’indépendance confisquée en 1962 par la force brutale du pouvoir algérien. La Kabylie bafouée et martyrisée depuis 48 ans ne peut se reconnaître dans une date anniversaire qui a inauguré pour elle une nouvelle colonisation pire que celle dont elle venait de se défaire au prix d’indicibles souffrances. Elle ne donc peut célébrer une date qui a doublement fait son malheur. La guerre de Kabylie, de fin septembre 1963 à la mi-mars 1964, a définitivement dressé le peuple kabyle contre le pouvoir algérien. Le fossé qui les sépare aujourd’hui est un abîme de souffrance engendrée par cette répression antikabyle aussi vieille que l’Algérie « indépendante ». L’acharnement du pouvoir algérien à gommer la langue et l’identité kabyles n’a d’égale que la détermination du peuple qui les porte à arracher sa reconnaissance officielle et la plénitude de ses droits légitimes. La Kabylie qui a payé le prix le plus fort pour l’indépendance du pays ne peut pardonner à l’Algérie officielle les 400 morts de 1963-64, l’exil de ses hommes politiques, les souffrances de 1980, le boycott scolaire et tous les assassinats ayant ciblé nos hommes politiques et nos intellectuels et qui n’ont pas épargné les 128 victimes du Printemps Noir (2001-2003). Tel est le bilan de ces 48 ans de chaines et de malheur que l’Algérie officielle exhibe comme trophée, haut-fait d’armes. La Kabylie porte, dans sa chair et dans son âme, toutes les épreuves sanglantes et les humiliations qu’elle a subies depuis l’indépendance de l’Algérie, comme sa plus belle parure sur le front de sa mémoire. Elle n’oubliera jamais que c’est le 5 juillet 1962 que son rêve de liberté s’est transformé en un horrible cauchemar de répression, de déni et de dictature. Aujourd’hui, c’est au nom de toutes ses douleurs qu’elle exige repentance de la part de l’Algérie officielle et qu’elle se fraye son chemin d’émancipation de la tutelle morbide d’un pouvoir criminel. En se dotant d’un Gouvernement Provisoire Kabyle, l’Anavad, comme elle dota hier l’Algérie d’un GPRA, elle sait que le jour n’est pas loin où elle se réconciliera avec son environnement politique immédiat, mais avant tout, dans le respect de ses propres valeurs, de sa propre identité et de sa liberté. Le Gouvernement Provisoire kabyle lance un appel aux villages et aux quartiers kabyles pour se tenir à l’écart des « réjouissances » célébrant la domination antikabyle. Il les invite à se rapprocher davantage de l’Anavad pour que celui-ci subventionne en partie leur projets dans les domaines de la langue et de la culture, de l’eau et de l’électricité. Avec le Gouvernement kabyle, le rêve est de nouveau permis. Vive la Kabylie libre et autonome Pour le gouvernement provisoire kabyle en exil
|











